Des chefs d'établissement parisiens se sont rassemblés devant la Sorbonne pour alerter sur la hausse des violences dans les lycées. Selon BFMTV et Franceinfo, le malaise de la profession est profond, au point que certains proviseurs envisagent de quitter leurs fonctions. Un sujet d'éducation et de sécurité qui relève de la politique publique.
Un rassemblement pour alerter sur les violences
Les deux médias concordent sur l'essentiel : des proviseurs se sont réunis devant la Sorbonne, dans le 5e arrondissement de Paris, pour dénoncer un contexte de violences qui ne cesse de s'aggraver. Franceinfo Une cite des chefs d'établissements parisiens qui parlent au nom de l'ensemble de la profession et déclarent être « exposés à des violences d'une gravité inédite ». Ils décrivent un quotidien usant, à tel point que l'un d'eux résume la situation par une formule reprise dans le titre : « Quoi qu'on fasse, on est pris en étau ».
Les deux médias ne donnent pas le même chiffre. BFMTV Une évoque « une cinquantaine » de proviseurs qui envisagent de changer de métier ou d'abandonner, selon le Snpden, syndicat des chefs d'établissement. Franceinfo Une parle d'« une trentaine » de chefs d'établissements présents au rassemblement. Il ne s'agit pas nécessairement de la même population : le premier chiffre mesure des intentions, le second une participation. Les deux sources ne permettent pas de trancher davantage.
Une profession qui s'interroge sur son avenir
Selon BFMTV Une, qui s'appuie sur les déclarations du Snpden, le syndicat a obtenu un délai supplémentaire pour l'enregistrement des demandes de mutation. Ce point, qui concerne les possibilités de retour dans un collège ou de retraite anticipée, n'est pas repris dans le sujet de Franceinfo Une, qui se concentre sur la mobilisation et le témoignage des proviseurs.
Franceinfo Une replace par ailleurs le rassemblement dans le cadre d'une mobilisation lycéenne en cours, information que BFMTV Une ne mentionne pas. Les deux médias ne décrivent pas de mesure gouvernementale précise en réponse. Le dossier reste donc, à ce stade, un signal d'alerte de la profession plutôt qu'un débat tranché.
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Sources
- BFMTV Une : Nous ne voyons pas d'issue à la situation
- Franceinfo Une : « Quoi qu'on fasse, on est pris en étau »
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