À l’approche des grandes échéances républicaines, l’intelligence artificielle générative ne s'impose pas comme une boussole civique auprès des citoyens. Selon les données d'une enquête publiée le 14 octobre, relayée conjointement par BFMTV et Le Parisien, 75 % des Français affirment qu’ils choisiront leur prétendant à l'Élysée sans recourir à des outils comme ChatGPT ou Claude.
Une défiance marquée envers les agents conversationnels
Les rédactions de BFMTV et du Parisien s'accordent sur le constat central : l’irruption des modèles d'intelligence artificielle dans l'espace public ne se traduit pas par un réflexe démocratique. Seuls 18 % des sondés indiquent envisager l'usage de telles interfaces pour se renseigner sur les prétendants et leurs programmes. À l'opposé, les trois quarts des personnes interrogées (75 %) excluent explicitement de confier leur veille électorale à ces logiciels.
Ce faible engouement s'explique principalement par un scepticisme affirmé quant à la neutralité et à l'exactitude des données produites. Les chiffres repris par BFMTV précisent ainsi que seuls 20 % des Français déclarent accorder leur confiance aux agents conversationnels pour s'orienter parmi les différents candidats. Faute de précisions dans les comptes-rendus médiatiques sur l'institut d'émission, l'échantillon ou les dates précises de collecte, ces mesures doivent être appréhendées en rappelant que toute étude d'opinion reste assujettie à des marges d'erreur statistiques, comme c'est le cas pour l'ensemble des sondages.
Des méthodes d'information traditionnelles toujours privilégiées
Cette réserve populaire souligne une frontière nette entre la curiosité technologique du quotidien et la responsabilité du vote. Alors que le débat politique s'intéresse de plus en plus aux dérives potentielles de la désinformation automatisée, les citoyens marquent leur attachement aux sources plus classiques pour arbitrer leurs préférences.
Pour les équipes de campagne, ce désintérêt manifeste pour les synthèses générées par algorithme signifie que les canaux conventionnels — interventions médiatiques, presse écrite et confrontations publiques directes — conservent leur primauté. Si les outils numériques continuent d'évoluer, l'acte de s'informer avant de glisser un bulletin dans l'urne demeure, pour l'immense majorité des électeurs, une démarche hermétique aux conseils des robots conversationnels.
Sources
- BFMTV Une : https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/presidentielle-chat-gpt-claude-et-les-autres-n-ont-pas-les-faveurs-des-francais-pour-s-informer-75-d-entre-eux-declarent-qu-ils-choisiront-leur-candidat-sans-l-aide-de-l-ia_AD-202610140598.html
- Le Parisien Politique : https://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/presidentielle-2027-lia-pour-determiner-son-vote-75-des-francais-assurent-quils-ne-lutiliseront-pas-pour-sinformer-sur-les-candidats-14-10-2026-4VZ6DWXQRJESHLDC3BBDKFLKKE.php
Synthèse éditoriale Élections 2027.
Rubrique : Candidats






