Interrogée sur la nature du pouvoir algérien dirigé par Abdelmadjid Tebboune, Ségolène Royal a rejeté l'étiquette de « régime autoritaire », préférant établir un parallèle avec le fonctionnement des institutions françaises. Cette prise de position a été mise en lumière conjointement par Le JDD et BFMTV Politique, alors que l'ancienne finaliste de 2007 cherche à peser parmi les candidats de la gauche.

Un refus d'étiqueter le pouvoir algérien

Selon les éléments rapportés par Le JDD et BFMTV Politique, Ségolène Royal a refusé d'employer le qualificatif d'autoritarisme à propos d'Alger. « C’est au peuple algérien de se définir », a-t-elle insisté, d'après les propos cités par Le JDD.

Face aux interrogations sur l'état des libertés démocratiques en Algérie, elle a certes admis l'existence d'« un certain nombre de problèmes », mais s'est aussitôt empressée de faire un rapprochement avec l'exécutif français. « Et la France, c'est quoi la France ? », a-t-elle répliqué, selon la retransmission assurée par BFMTV Politique. L'ancienne ministre a ainsi suggéré que la France pouvait elle aussi s'exposer à des accusations similaires de dérive autoritaire. Si les deux rédactions s'accordent sur le fond de son argumentation, Le JDD insiste sur sa formule renvoyant le jugement aux seuls citoyens algériens, tandis que BFMTV Politique souligne son interpellation directe sur les travers supposés du pouvoir en France.

Une posture singulière dans le débat national

Cette sortie intervient alors que Ségolène Royal se positionne dans le cadre de la primaire de la gauche socialiste et démocratique. En refusant d'adopter une posture de condamnation frontale envers Alger, elle fait entendre une sensibilité distincte au sein des partis de gauche.

Les relations bilatérales entre Paris et Alger demeurent un sujet de controverse récurrent dans le débat politique français, oscillant constamment entre impératifs mémoriels, défense de l'État de droit et équilibres géopolitiques. En renvoyant dos à dos les situations institutionnelles française et algérienne, Ségolène Royal rompt avec le discours traditionnel de fermeté sur les droits fondamentaux habituellement porté par plusieurs figures de l'opposition.

Sources

  • Le JDD : https://www.lejdd.fr/politique/cest-au-peuple-algerien-de-se-definir-segolene-royal-refuse-de-qualifier-le-regime-de-tebboune-dautoritaire-185268
  • BFMTV Politique : https://www.bfmtv.com/politique/parti-socialiste/et-la-france-c-est-quoi-la-france-segolene-royal-ne-peut-pas-dire-que-l-algerie-est-un-regime-autoritaire_AN-202610050324.html

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